Devenir le designer de son bonheur 4/19

Bienvenue sur « être-libre », le blog où nous explorons ensemble les voies de l’épanouissement et de la liberté, quel que soit le chapitre de vie que nous traversons. Atteindre la cinquantaine est souvent perçu comme un seuil, une transition. Mais si c’était plutôt le point de départ d’une aventure nouvelle, riche de sens et de possibilités ? Une aventure où la clé de notre liberté réside dans notre capacité à designer notre propre bonheur.

Dans cette quête, une vérité fondamentale émerge : « Le bonheur ne se décrète pas, ne se convoque pas mais se cultive et se construit peu à peu dans la durée. Le bonheur est une manière d’être, or les manières s’apprennent. ». Ces mots de Matthieu Ricard, moine bouddhiste français, résonnent particulièrement à un moment de vie où l’expérience nous a enseigné la valeur du temps et de la persévérance. Apprendre à être heureux, cela passe inévitablement par la maîtrise de nos pensées.

Pourquoi accorder une telle importance à nos pensées ? Mahatma Gandhi nous éclaire avec une sagesse intemporelle : « Gardez vos croyances positives parce que vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs qui deviennent votre destinée ». Cette chaîne de causalité souligne l’impact profond de nos convictions les plus intimes sur le cours de notre existence. Si nous aspirons à une destinée empreinte de liberté et de bonheur, il est impératif de cultiver des croyances positives, terreau fertile pour des pensées constructives.

Prendre conscience du pilote automatique

Trop souvent, nous nous laissons emporter par le flot incessant de nos pensées, réagissant de manière automatique. L’image du chat qui saute lorsqu’on lui marche sur la queue illustre parfaitement ces réactions instinctives. Pourtant, contrairement à l’animal, « Nous ne sommes pas obligés de réagir automatiquement ! Nous ne sommes pas nos pensées. Encore moins nos pensées automatiques ». Cette prise de conscience est libératrice. Elle nous offre la possibilité de nous distancer de ce pilote automatique mental qui peut nous entraîner dans des spirales négatives.

Au lieu de fusionner avec nos pensées et de croire qu’elles reflètent fidèlement la réalité, nous pouvons prendre du recul et observer leur nature éphémère et parfois trompeuse. Nos pensées ne sont qu’« uniquement notre regard sur la réalité et souvent nos pensées se trompent, nous trompent ». Christophe André, dans sa vidéo ci-dessous de méditation pleine conscience, nous invite précisément à « se détacher de nos pensées », une compétence essentielle pour gagner en sérénité et en liberté intérieure.

La liberté de choisir sa réponse

Cette capacité à ne pas réagir automatiquement trouve un écho puissant dans la notion essentielle popularisée par Viktor Frankl. Chirurgien, neurologue, psychiatre et philosophe ayant survécu à l’horreur des camps de concentration d’Auschwitz, Frankl a puisé dans son expérience une vérité fondamentale : « Entre le stimulus et la réponse, l’homme a toujours la liberté de choisir la nature de sa réponse ». Face aux atrocités qu’il a endurées, il a développé la conviction que « la force mentale est plus forte que la force physique », car elle permet d’organiser « la résistance à l’épreuve et la reprise d’un développement résilient ». Cette perspective nous rappelle que, même dans les circonstances les plus difficiles, un espace de liberté intérieure demeure, celui de notre réaction.

L’urgence de vivre pleinement

Alors, pourquoi attendre un événement majeur et souvent douloureux pour opérer un changement profond dans notre vie ? « Par exemple, si je vous annonçais que vous avez un cancer et qu’il vous reste que quelques mois à vivre, auriez-vous la même vie ? Si la réponse est « bien sûr que non », pourquoi attendre un déclic comme la maladie, une séparation, un accident, un choc émotionnel pour vivre la vie que vous ressentez au fond de vous ? ». Il est vrai que « sans un choc émotionnel, il est difficile de changer car notre neurochimie nous guide », nous ancrant dans nos habitudes. Pourtant, attendre un tel cataclysme pour se reconnecter à ses aspirations profondes est un pari risqué. La cinquantaine peut être ce moment de prise de conscience, cette opportunité de choisir activement la vie que nous souhaitons, sans attendre d’être dos au mur.

Le rôle du conscient et de l’inconscient dans le changement

Combien de fois prenons-nous de bonnes résolutions en début d’année pour finalement les voir s’évanouir ? « Faîtes-vous partie des 88% des gens qui ne vont pas au bout de leurs bonnes résolutions de début d’année ? ». La réponse est souvent oui, et cela s’explique par la complexité de notre psyché. « C’est en travaillant sur nos pensées conscientes et inconscientes qu’on y arrive ». En effet, « Le conscient décide, l’inconscient met en œuvre ». Notre volonté consciente a beau être forte, si notre inconscient n’est pas aligné, le changement sera difficilement durable.

Pour véritablement modifier nos habitudes et atteindre nos objectifs, « Nous devons tendre vers de nouvelles habitudes de pensées qui font que notre partie consciente (si faible soit-elle) décide bien de mettre en œuvre ces nouvelles habitudes qui montrent à notre partie inconsciente que nous tenons le gouvernail, le cap ». C’est un peu comme un « petit marin » (notre conscient) qui guide un grand navire (notre inconscient). Pour que le navire change de direction, le marin doit maintenir le cap avec détermination.

Préparer le terrain : cultiver des relations saines et une parole impeccable

Avant de plonger dans les stratégies de modification de nos pensées, il est essentiel de « préparer le terrain». Pour cela, les enseignements de Dale Carnegie dans son best-seller mondial « Comment se faire des amis » (publié en 1936 et toujours d’actualité) offrent des pistes précieuses. Parmi les principes fondamentaux, on retrouve : « Ne pas critiquer, condamner ou se plaindre.». Éviter ces attitudes négatives contribue à créer un environnement mental plus serein. De même, « Pour tirer le meilleur d’une querelle, évitez la» est un conseil de sagesse qui préserve notre énergie mentale. Enfin, « Laisser l’autre personne sauver son honneur » favorise des relations harmonieuses.

Dans la même veine, la citation d’Antoine de Saint-Exupéry met en lumière l’importance de l’estime de soi : « Je n’ai aucunement le droit de dire ou faire quelque chose qui diminuerait l’estime de soi d’un homme. Ce qui est important n’est pas ce que je pense de lui, mais ce qu’il pense de lui. Blesser la dignité d’un homme est un crime. ». Ces mots nous rappellent l’impact de nos paroles sur les autres, mais aussi sur nous-mêmes. Un dialogue intérieur empreint de critiques et de jugements négatifs mine notre propre estime.

C’est pourquoi l’un des « accords Toltèques », issus du livre de Miguel Ruiz, est fondamental : « Que votre parole soit impeccable». « La puissance des mots qui peuvent faire tant de bien ou de mal aux autres et à vous» est immense. Une parole impeccable est une parole vraie, sincère, et constructive, dirigée aussi bien vers l’extérieur que vers notre propre dialogue intérieur.

Les quatre accords Toltèques : des outils puissants pour transformer nos pensées

Les quatre accords Toltèques constituent un véritable guide pour une vie plus libre et plus sereine. Leur application au quotidien est un cheminement progressif mais profondément transformateur.

Premier accord Toltèque : « Que votre parole soit impeccable »

Cet accord s’applique dans tous les domaines de notre vie : « A l’école (un prof, des élèves), au travail (un patron, un collègue, un client), dans sa famille, en couple…+ les réseaux sociaux ». Mais il concerne surtout notre « dialogue intérieur ». Ces petites voix qui nous murmurent des jugements constants : « Je ne suis pas fait pour tel métier, sport, activité…Je suis gros, je suis moche… ». Il est crucial de s’interroger sur l’origine de ces auto-jugements.

Souvent, « malheureusement, si c’est devenu une vérité pour vous, c’est devenu votre réalité et donc une croyance limitante ». Un échec ponctuel peut se transformer en « un automatisme de pensée, un ancrage comme quoi vous n’êtes pas fait(e) pour ce métier qui vous plait, uniquement parce que vous avez vécu, une fois, une mauvaise expérience ». Nos blessures passées, notamment celles de l’enfance, forgent des croyances qui nous limitent et influencent nos pensées. Être impeccable avec sa parole, c’est choisir des mots qui nous construisent plutôt que de nous détruire, c’est remettre en question ces jugements intérieurs et les remplacer par des affirmations positives.

Deuxième accord : « N’en faites jamais une affaire personnelle« 

Lorsque quelqu’un nous adresse une réflexion désagréable, il est essentiel de comprendre que « cette réflexion dépend de cette personne ». « Vous n’avez aucune responsabilité à propos de la manière de penser des autres et surtout des jugements qu’ils portent sur vous et votre parcours ». « C’est leur point de vue, c’est leur propre réalité », et non la nôtre. Prendre les critiques personnellement revient à accepter le repas empoisonné que l’autre nous tend, comme l’explique l’exemple de Bouddha refusant la colère de l’autre. « personne n’a le pouvoir de vous faire mal sans votre consentement », affirmait Eleanor Roosevelt. Ne pas prendre les choses personnellement nous libère du poids des opinions des autres et nous permet de rester ancrés dans notre propre vérité.

Troisième accord : « Ne faites aucune supposition »

Combien de malentendus, de conflits et de souffrances sont causés par nos suppositions ? Nous avons tendance à « extrapoler, échafauder, ruminer, se faire un film…à propos d’une situation quelconque », imaginant souvent le pire. Pourtant, « La plupart du temps, on imagine le pire et on se fait du mal alors que « Les évènements sont neutres et n’ont aucune valeur intrinsèque en dehors de celle que nous leur attribuons » ». En d’autres termes, « La manière de voir le problème est le problème ». C’est comme porter des lunettes colorées qui teintent notre perception de la réalité. Ce que nous percevons n’est pas une réalité objective, mais une interprétation subjective filtrée par nos propres croyances et expériences. « Votre réaction à ce que vous observez en dit long sur qui vous êtes ». Au lieu de supposer, osons poser des questions, clarifier les situations et communiquer ouvertement.

Quatrième accord : « Faites toujours de votre mieux »

Cet accord invite à l’indulgence envers soi-même. Notre « mieux » varie d’un jour à l’autre, en fonction de notre état physique et émotionnel. Si notre éducation nous a appris à vouloir être parfait, à « être sage comme une image, poli(e), respectueux(se), bien travailler à l’école, bien ranger sa chambre et bien faire attention à tout finalement… », il est temps de se libérer de cette pression. « Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde et surtout vous devez vous plaire à vous d’abord », nous rappelle Eleanor Roosevelt. Faire de son mieux, c’est s’engager pleinement dans ce que l’on fait, sans perfectionnisme excessif ni auto-flagellation en cas d’erreur. C’est un processus continu d’apprentissage et de croissance personnelle.

Designer son bonheur : un processus de transformation

Dans ce « processus de transformation pour designer votre bonheur, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel », il est essentiel de se fixer des objectifs précis, atteignables, mesurables, réalistes, et dans un délai défini (notion de zone de panique). Une fois ces objectifs clairement établis et alignés avec nos aspirations profondes, « surtout ne lâchez rien ! ». Le chemin vers la liberté et le bonheur est un engagement continu envers soi-même, une pratique quotidienne de ces principes.

À 50 ans, l’aventure ne fait que commencer. C’est le moment idéal pour prendre les rênes de notre vie intérieure, déconstruire les pensées limitantes qui nous entravent et cultiver les croyances positives qui nous propulsent vers l’épanouissement. En appliquant ces sages enseignements, en devenant des artisans de notre propre bonheur, nous pouvons véritablement vivre cette nouvelle étape de notre vie avec une liberté et une joie renouvelées. Alors, êtes-vous prêt à devenir un designer de votre bonheur ? L’aventure commence maintenant ! 🙂


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