
On poursuit cette série d’articles (avec une vidéo percutante de votre serviteur tout en bas) librement inspiré du livre best seller des auteurs à succès Marc&Angel Chernoff « 1000 petites choses que les personnes heureuses font différemment » et adapté pour les quinquas qui veulent être libres et heureux.
Pourquoi est-ce si difficile ?
Parce qu’éprouver de la gratitude sincère est beaucoup plus facile à dire qu’à faire, surtout dans le tumulte du quotidien…et encore plus quand les coups durs s’enchaînent.
La vérité, c’est que bien souvent, nous transformons de petits incidents en véritables tragédies.
Quelque chose ne se passe pas exactement comme prévu et au lieu d’en tirer une leçon, nous paniquons, nous stressons, nous résistons. Ou encore, nous rejetons les petits progrès réalisés parce que nous n’obtenons pas immédiatement ce que nous voulons. J’avoue que cela me ressemble plutôt bien 🙂
Voici donc quelques pistes pour retrouver une gratitude sincère quand tout semble aller de travers surtout à plus de 50 ans lorsqu’on est censé être devenu sage…Je ne sais pas qui a inventé ça ?
Bien sûr, il ne s’agit pas de se réjouir de la douleur ou de la déception.
Mais de trouver, malgré tout, ce qui peut nous faire grandir.
1. Trouver de la gratitude face aux personnes difficiles
Nous aimerions tous être traités avec gentillesse, équité et respect.
Mais la réalité est différente. Certaines personnes perdent leur sang-froid ou agissent de façon stupide, quoi que nous fassions. Il faut l’accepter.
Ne baisse pas tes standards. Mais rappelle-toi que supprimer tes attentes envers les autres — surtout envers les personnes difficiles — est le meilleur moyen d’éviter la déception.
Quand tu dois composer avec quelqu’un de compliqué, tu peux être reconnaissant :
- d’avoir, ailleurs dans ta vie, des personnes bien plus faciles à vivre ;
- d’avoir une occasion de travailler ta patience et ta communication ;
- d’apprendre à ajuster tes attentes.
Tu peux même voir cette personne comme un enseignant involontaire, venu t’aider à devenir plus fort.
Et au minimum… elle te rappelle clairement comment tu n’as pas envie d’être.
2. Trouver de la gratitude quand tu te surprends à te plaindre
Beaucoup d’entre nous ont développé l’habitude subtile de se plaindre dès que les choses ne vont pas exactement comme prévu. La gratitude est l’antidote.
Chaque fois que tu te surprends à râler ou à ruminer, observe l’histoire que ton mental te raconte sur « comment la vie devrait être ». Au lieu de laisser cette histoire te diriger, trouve une seule petite chose pour laquelle être reconnaissant ici et maintenant.
Il y aura toujours quelque chose à critiquer.
Et toujours quelque chose à apprécier.
Le choix t’appartient.
3. Trouver de la gratitude quand tu te sens débordé
As-tu remarqué que plus une situation ou une relation devient familière, plus on finit par la tenir pour acquise… voire par s’en agacer quand la pression monte ?
Voici un outil simple pour retourner la situation.
Nous l’appelons : « … et j’adore ça ! »
Ajoute cette phrase à chaque pensée envahissante :
« Je dois faire les courses, payer les factures et aller chercher les enfants dans une heure… et j’adore ça ! »
« Ma boîte mail déborde de messages clients auxquels je dois répondre aujourd’hui… et j’adore ça ! »
Ce petit retournement change tout.
Car bien souvent, ce qui nous submerge aujourd’hui…
est exactement ce dont nous rêvions hier.
4. Trouver de la gratitude après la perte d’un emploi
Aux échecs, on ne gagne pas en avançant toujours.
Parfois, il faut reculer pour mieux gagner ensuite.
C’est exactement pareil dans la vie professionnelle. Perdre son travail est douloureux, oui.
Mais c’est aussi une fin qui ouvre le début de tout le reste.
Laisse la lourdeur de « devoir réussir » être remplacée par la légèreté de recommencer.
C’est le début d’une nouvelle histoire. Une occasion de rafraîchir ta vie. De te réinventer.
Rappelle-toi aussi souvent que nécessaire que tu peux être reconnaissant :
- pour cette phase de réinvention ;
- pour l’inconfort des entretiens, de l’apprentissage, des nouvelles compétences ;
- pour cette opportunité de devenir plus fort, même au cœur des douleurs de croissance.
5. Trouver de la gratitude face aux problèmes de santé
Il y a quelques années, une amie proche, à l’avant-veille de sa mort, nous a confié son seul regret :
« Je n’ai pas vécu chaque année avec la même intensité que les deux dernières, après l’annonce de mon cancer en phase terminale. J’ai tant accompli récemment, et j’ai savouré chaque étape.
Si j’avais su… j’aurais commencé bien plus tôt. »
Ses mots nous ont fait pleurer et sourire à la fois.
Ce qui était bouleversant, c’était la gratitude sincère dans son regard.
Oui, les problèmes de santé ne sont jamais agréables.
Mais la douleur peut être adoucie par la gratitude d’avoir encore la possibilité d’avancer, à sa façon.
De vivre une vie qui mérite d’être vécue… instant après instant.
6. Trouver de la gratitude quand quelqu’un que tu aimes meurt
Quand on perd quelqu’un sans qui on n’imaginait pas vivre, le cœur se brise en grand.
Et la vérité, c’est qu’on ne s’en remet jamais complètement.
Mais nous pouvons traverser cette épreuve.
Et même y « trouver du sens ».
Avec le temps, nous comprenons que si la mort est une fin, elle fait aussi partie intégrante de la vie.
Les limites révèlent la beauté… et la mort est la limite ultime.
Elle nous rappelle d’honorer cette personne.
D’aimer cette chose merveilleuse qu’on appelle la vie.
Aussi douloureux que cela soit, cette perte nous oblige à réinventer notre existence.
Et dans cette réinvention se cache la possibilité de découvrir une beauté nouvelle, inattendue.
La mort devient alors une occasion de célébrer une vie…et d’être profondément reconnaissant pour ce qu’elle nous a offert.
En conclusion
Les déceptions et les épreuves de la vie ne sont pas faciles à accueillir avec gratitude.
Mais elles peuvent devenir de formidables chemins de croissance…si nous acceptons de voir chaque expérience comme un enseignant.
Et paradoxalement, le meilleur moment pour pratiquer la gratitude, c’est précisément quand on n’en a pas envie. Parce que c’est là… qu’elle fait toute la différence.