J’ai découvert le parcours de Marc Luyckx grâce à la chaine Youtube Thinkerview. J’aime sa liberté de penser et de s’exprimer. Il y a quelques jours, j’ai dévoré son dernier livre « Le chemin de l’Être au-delà des religions » qu’il offre gratuitement sur son site, en format PDF. Vous trouverez le fichier en bas de cet article.

J’avoue que j’ai eu des difficultés de compréhension sur quelques passages. J’ai surtout retenu la belle idée de l’ascension depuis Platon jusqu’à la physique quantique. Je vous laisse la (re)découvrir.

Ci-dessous une synthèse détaillée grâce à Gemini. Comme quoi il y a aussi du bon dans l’IA 🙂 J’ai volontairement laissé Marc Luyckx s’exprimait à la première personne du singulier tout comme dans son ouvrage.


Introduction : La légende cachée au cœur de l’humain et l’urgence du XXIe siècle

Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ayant abusé de leur pouvoir divin, Brahmâ, le maître des dieux, décida de leur retirer cette divinité et de la cacher à un endroit où il leur serait impossible de la retrouver. Les dieux mineurs proposèrent d’enterrer le trésor au plus profond de la Terre ou de le jeter au fond des océans, mais Brahmâ objecta que l’humain finirait toujours par creuser la terre ou explorer les abîmes marins.

Brahmâ conclut alors : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher ». Depuis ce jour, l’humanité a parcouru la planète, grimpé les plus hautes montagnes et sondé les mers, sans réaliser que la lumière divine résidait au cœur de sa propre intériorité.

Cette métaphore saisissante résume parfaitement l’enjeu fondamental de notre époque. Il y a un demi-siècle, André Malraux affirmait que « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Cette intuition n’a jamais été aussi d’actualité : notre civilisation mondiale se trouve à la croisée des chemins, confrontée au risque d’un suicide collectif environnemental, économique et éthique généré par ses propres choix matérialistes. Pour répondre à cette crise majeure de survie, il ne suffira pas d’ajuster des mécanismes extérieurs ou technologiques ; une mutation intérieure profonde de notre niveau de conscience est désormais indispensable.

Ayant vécu au moins trois vécus professionnels distincts — d’abord prêtre catholique et docteur en théologie formé à Rome, puis conseiller pendant dix ans à la Cellule de prospective de la Commission européenne auprès des décideurs mondiaux, et enfin auteur et conférencier engagé dans la métamorphose de nos sociétés, Marc Luyckx a pris conscience que cette grande transition exige un dépassement des vieux schémas dogmatiques.

Le chemin de l’Être n’est pas une nouvelle religion ni une doctrine réservée à une élite d’ascètes : c’est un itinéraire d’éveil intérieur universel, incarné, joyeux et accessible à tous.


Les cinq bombes positives : Une révolution spirituelle par le corps et la conscience

Pendant plus de soixante-dix ans, j’ai, comme la majorité de mes contemporains en Occident, privilégié mon mental à 99 %, considérant le corps comme un simple instrument intellectuel, voire comme une entité à mortifier ou à ignorer. C’est à l’âge de soixante-treize ans, lors d’une session de travail pour chefs d’entreprise animée par Luc Petit-Barreau et Guibert del Marmol, que ma perception de la vie a basculé de manière irréversible.

Invités à tirer à l’arc, nous avions tous manqué la cible située à cinq mètres. Mais après deux jours d’exercices corporels d’alignement, de respiration et de lâcher-prise de l’ego, nous avons tous tiré en plein centre. Mon corps venait de me prouver sa propre intelligence, ouvrant la voie à une série de « bombes positives » qui ont métamorphosé mon existence.

  1. La réhabilitation du corps et le pouvoir de la méditation : Le corps n’est pas un obstacle à l’âme, mais son temple le plus sacré. Grâce à des pratiques quotidiennes de respiration abdominale et de méditation de pleine conscience, j’ai appris à déconnecter le mental contrôlant pour recharger mes cellules à la source même de la vie. La méditation quotidienne est devenue une nourriture essentielle qui me connecte à l’énergie de l’Être.
  2. La sexualité consciente comme accélérateur d’amour : En découvrant la sexualité sacrée et le Slow Sex (s’inspirant des traditions tantriques et taoïstes), j’ai expérimenté que l’union des corps dans la présence absolue et l’amour inconditionnel est un véritable catalyseur spirituel. La sexualité cesse d’être une simple pulsion ou une contrainte morale pour devenir une circulation d’énergie d’une subtilité inouïe, transformant le désir physique en un amour pur et divin.
  3. Le yoga des cellules et l’activation vibratoire : Sous l’influence des travaux de Sri Aurobindo et de La Mère à Auroville, j’ai pressenti que la véritable transformation spirituelle ne s’opère pas en quittant la matière, mais en illuminant nos cellules physiques. En nous reliant à l’énergie cristalline de la Terre (Gaïa), nous donnons la permission à la conscience de transformer l’ADN de nos cellules et d’élever notre fréquence vibratoire.
  4. Le renoncement à la « personnalité » et au corps de souffrance : Pour habiter pleinement notre Être profond, il nous faut accepter de laisser tomber le manteau de souffrances et les carapaces réactionnelles façonnées depuis l’enfance pour protéger notre ego. Ce renoncement n’est pas une mutilation, mais un retournement salvateur : l’ego cède la place à l’âme, qui devient notre véritable point d’appui immuable.
  5. L’expérience de l’Unité et la vision du Trône intérieur : À travers la méditation profonde, la lumière divine émerge au centre de l’être. On réalise alors que l’on est en unité parfaite avec la Source, avec le Christ et avec l’Un. Le mantra universel révélé à Moïse au buisson ardent — « JE SUIS ce qui EST » — devient l’affirmation vivante de notre nature divine retrouvée

Les grands témoins de l’histoire : De la caverne de Platon au message originel de Jésus

Ce chemin de l’Être que nous redécouvrons aujourd’hui n’est pas une invention récente : il constitue le fil conducteur secret de la sagesse humaine à travers les millénaires.

  • Socrate et Platon : Sortir de la caverne des ombres
    Dans l’analogie célèbre de la caverne, Platon décrit des hommes enchaînés au fond d’un souterrain, prenant de simples ombres projetées sur un mur pour la réalité suprême. Le drame de notre société contemporaine est similaire : la majorité des citoyens reste hypnotisée par les écrans et les illusions du consommations. Le but véritable de l’éducation et de la philosophie est d’aider l’être humain à briser ses chaînes pour gravir le chemin rocailleux menant à la lumière du Soleil de l’Être. Socrate fut condamné à mort précisément parce que cette démarche d’éveil d’esprit libre dérangeait la religion officielle et l’ordre établi de son temps.
  • L’annonce révolutionnaire de Jésus : Le Royaume au-dedans de vous
    Après des décennies d’études théologiques, une conviction profonde s’impose à moi : Jésus n’a jamais voulu fonder une nouvelle religion institutionnelle ou dogmatique. Il est venu annoncer à toute l’humanité, à commencer par les plus simples et les cœurs purs, que « Le royaume de Dieu est au-dedans de vous ». Jésus est un grand initié et un avatar d’une humanité accomplie qui est parvenu à transfigurer son corps et ses cellules. Son message est fondamentalement démocratique : chaque être humain est invité à accomplir la même transformation et à réaliser son unité avec la Source. Quand Jésus proclame « Le Père et moi sommes Un » ou « Je Suis la voie, la vérité et la vie », il nous invite à intégrer ce même mantra « JE SUIS » pour retrouver notre filiation divine.
  • La puissance du Sacré Féminin et la mystique nuptiale
    Pendant des millénaires, le patriarcat a réprimé la dimension sacrée du féminin, privant notre civilisation d’une compréhension intuitive et directe du divin. Les grandes mystiques béguines du Moyen Âge, comme Hadewijch d’Anvers ou Marguerite Porete, ont incarné une voie d’amour d’une fougue extraordinaire. Pour Hadewijch, l’âme rejoint le « Bien-Aimé » dans un étreinte d’amour où le sujet fond dans la divinité : « Dans la jouissance d’amour, nous devenons Dieu ». De même, le poète mystique persan Rûmî a chanté l’Amour divin comme la source même de tout réenchantement. Sans le retour de cette sensibilité « yin » d’accueil, de réceptivité et d’amour inconditionnel, nous ne pourrons pas construire un futur soutenable.
  • Teilhard de Chardin, Sri Aurobindo et la Philosophie Éternelle
    Au XXe siècle, d’autres grands visionnaires ont balisé cette ascension. Le jésuite et paléontologue Pierre Teilhard de Chardin a décrit le « Milieu divin » comme une modification profonde de la perception même de l’être, annonçant la noosphère et la spiritualisation de la matière. En Inde, Sri Aurobindo et La Mère ont affirmé la « descente du supramental », initiant le yoga des cellules pour adapter la matière de notre corps aux nouvelles énergies de conscience. Enfin, Aldous Huxley, à travers son concept de Philosophia perennis, et le philosophe Henri Bergson ont montré que l’épreuve de la « nuit obscure » permet de dissoudre la volonté égoïque pour laisser place à une action créatrice et efficace dans le monde.

L’intériorité citoyenne : Un plan d’ascension collective pour le XXIe siècle

Le chemin de l’Être ne se limite pas à une quête de bien-être individuel ou à un isolement hors du monde. Il porte en lui une dimension politique, économique et sociétale majeure. Aujourd’hui, des études sociologiques montrent que plus de 35 % des citoyens en Occident — soit entre 100 et 200 millions d’Européens, auxquels s’ajoutent des centaines de millions en Asie et à travers le monde — appartiennent à la famille des « Créateurs de culture ». Ces femmes et ces hommes rejettent le matérialisme effréné, cherchent du sens, revalorisent l’intériorité et s’engagent localement pour des modes de vie éthiques, durables et solidaires.

C’est ce que le psychothérapeute Thomas d’Ansembourg nomme l’« intériorité citoyenne » : le meilleur de chacun mis au service de tous. Les découvertes de la physique quantique, notamment la vision d’un univers intriqué proposée par David Bohm, rejoignent ces intuitions mystiques : la réalité newtonienne et matérielle n’est qu’une surface illusionniste, tandis que l’ordre implicite et indivisible est la véritable réalité de l’univers. De même, des chefs d’entreprise innovants promeuvent aujourd’hui le « capitalisme conscient », où l’activité économique redécouvre le beau, le bien et le vrai.

Nous assistons ainsi aux premiers balbutiements d’une nouvelle Renaissance globale. De même que les glaces d’un iceberg fondent d’abord par le bas, la grande majorité des transformations actuelles de notre civilisation s’opère de manière invisible et silencieuse, sous la surface des discours médiatiques traditionnels.


Conclusion : « Il est permis d’espérer » — Réenchanter notre incarnation

Chacun d’entre nous n’est pas un simple corps biologique doté d’une âme hypothétique : nous sommes des âmes d’origine divine qui ont choisi de tenter l’aventure de l’incarnation sur cette Terre. L’enjeu de notre existence n’est pas de fuir la matière ou d’attendre passivement un salut céleste, mais de jouer à fond le jeu de l’incarnation en spiritualisant notre corps, nos relations et notre société.

En libérant nos cellules de la peur de la mort et en nous établissant dans la présence quotidienne, nous devenons les co-créateurs d’une civilisation réenchantée. Comme l’écrivait Václav Havel dans les heures sombres de l’histoire : « Il est permis d’espérer ».

La porte du chemin de l’Être est grande ouverte. Il suffit de fermer les yeux quelques instants chaque jour, de respirer profondément, d’écouter la sagesse du corps et de murmurer en toute confiance : « JE SUIS ce qui EST ». Le trésor enfoui au plus profond de nous n’attend que notre regard pour illuminer le monde.


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