Quel « drôle » de titre d’article me direz-vous ?
Surtout avec les campagnes contre l’abus d’alcool depuis la loi Evin. C’est peut-être là que la subtilité existe. Je ne vais pas vous parler des ravages de l’alcool (plus de 40 000 morts chaque année) que vous connaissez toutes et tous sûrement très bien.
D’autant que j’ai été touché personnellement avec mon grand-père paternel et que j’ai eu un accident qui aurait pu être mortel il y a plus de 25 maintenant…alors que j’étais alcoolisé.
Les différents types de production du vin
En revanche, tout comme on découvre régulièrement des molécules, des additifs, des conservateurs etc…qui ne devraient pas être présents dans notre alimentation, je vais me permettre de vous rappeler les différentes manières de produire du vin. Schématiquement bien sûr. Mais cela suffit amplement à la compréhension.
L’objectif est que vous ayez les tenants et aboutissants afin de choisir au mieux votre prochaine bouteille de notre « trésor national » qui hormis l’aspect patrimoine culturel génère 20 milliards de Chiffres d’Affaires chaque année.
Soit le deuxième marché à l’export après l’aéronautique ! De l’apprécier entre amis, en famille…en toute modération bien sûr et en étant rassuré pour votre santé.
Sujet sensible
Avant cela, comme je sais que je touche à un sujet sensible, je tiens à préciser que je n’ai strictement aucun intérêt à promouvoir tel ou tel type de vin. En tant qu’amateur éclairé 🙂 je cherche juste à partager quelques connaissances et mon expérience à propos de ce breuvage.
D’aucune manière je cherche à remettre en cause cette incroyable filière qui fait rayonner la France dans le monde entier. Par contre, mon propos est que vous sachiez un peu mieux ce qu’il y a dans une bouteille de vin autrement que de l’alcool.
A mon sens, si on respecte les quantités préconisées, hormis son effet désinhibant, le vin ne devrait pas avoir de conséquences sur notre santé.
Les vins peuvent être produits de différentes manières, avec des méthodes de culture et de vinification plus ou moins respectueuses de l’environnement et de la santé des consommateurs. Tout comme l’alimentation.
Malheureusement, les scandales alimentaires de ces dernières années (récemment des pizzas qui ont coûté la vie à des enfants !) peuvent nous faire perdre confiance notamment dans les industriels.
Ci-dessous, un documentaire qui s’intitule « Le vin, un produit naturel ? » Réalisé en 2010, il résume très bien cette notion finalement de vin chimique.
PS : On retrouve à la fin, le couple Bourguignon qui découvre une vigne arrachée au bout de 30 ans (!) à cause de l’usage intensif des pesticides. Nos anciens plantaient des vignes qui pouvaient être centenaires…
Les principales différences se situent entre les vins conventionnels, les vins bio et les vins naturels. On peut y ajouter les vins en biodynamie et enfin les vins SAINS (sans aucun intrants ni sulfites)
Les vins conventionnels
Á la vigne, ils sont produits avec l’utilisation de pesticides, d’herbicides et d’autres produits chimiques (fongicides) pour protéger les vignes contre les maladies et les parasites. Je vous renvoie à un autre article du blog https://etre-libre.com/un-vignoble-dans-notre-jardin-en-corse/ reprenant les quantités hallucinantes de pesticides qu’une bouteille de vin peut contenir.
Á la cave, ils peuvent également contenir des additifs tels que des levures sélectionnées, des enzymes, des acides, des colorants et des arômes artificiels.
La vinification peut également impliquer l’utilisation de techniques telles que la micro-oxygénation ou la filtration poussée par exemple, qui visent à uniformiser le goût et l’apparence du vin.
Enfin, ce que vous lisez régulièrement sur les étiquettes « Contient des sulfites« . Du soufre (SO2) est ajouté à plusieurs étapes du processus de vinification. Selon les quantités (même si c’est très réglementé), en plus d’une altération du goût, cela peut causer des allergies et surtout les fameux maux de tête.
Les vins bio
Quant à eux, les vins bio sont produits avec des méthodes de culture plus respectueuses de l’environnement, sans l’utilisation de pesticides et d’herbicides chimiques. Le label AB sur les bouteilles atteste de ces pratiques à la vigne.
Il n’y a que pour le traitement des maladies que la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre et chaux hydratée) est autorisée dans des quantités règlementées.
Le cahier des charges de la vinification Bio implique également des restrictions sur l’utilisation d’additifs et de techniques visant à uniformiser le vin. Des levures Bio sont également utilisée. Attention, les vins bio peuvent contenir des sulfites, bien que les niveaux autorisés soient plus bas que pour les vins conventionnels.
Le schéma ci-dessous reprend les milligrammes de sulfite autorisé par litre. Par exemple en bio, 100 mg/L de sulfites autorisés pour le rouge et 150 pour le blanc. Sachant que la dose maximale journalière supportée par le corps humain est de 24 milligrammes…
Les vins naturels
Ils sont produits sans l’utilisation de produits chimiques ni d’additifs, la quantité de sulfites est faible (environ 30 à 40 mg/L) et généralement uniquement à la mise en bouteille.
Les labels https://vinmethodenature.org/le-label/ et http://avn.vin/category/L-association-Cahier-des-charges
Les raisins sont souvent cultivés selon des principes de l’agriculture biologique ou biodynamique, qui prône une approche holistique de la culture de la vigne.
La vinification est également réalisée de manière naturelle, sans l’utilisation de levures sélectionnées ni d’autres additifs, et en utilisant des techniques de vinification traditionnelles, telles que la macération carbonique ou la fermentation en fûts de chêne.
Les vins naturels ont souvent une couleur plus trouble (pas de filtrage, ni de collage) et une complexité aromatique plus prononcée que les vins conventionnels ou bio, avec une grande variabilité de saveurs et de textures en fonction des millésimes et des producteurs.
Les vins SAINS (Sans Aucun Intrants Ni Sulfites)
Normalement, le vin, c’est du jus de raisin fermenté. « On enlève tout le superflu ! »
Les vins en biodynamie
Les Labels Demeter https://www.demeter.fr/produits/vins-bieres-et-spiritueux/ et Biodyvin http://www.biodyvin.com/fr/le-label-biodyvin.html attestent des pratiques.
Rien de mieux qu’une courte vidéo de l’incontournable Nicolas Jolly pour appréhender les vins conçus en biodynamie.
Vous l’avez compris, tout comme notre nourriture, pour notre santé, l’idée est de favoriser les vins au minimum issus de l’Agriculture Biologique.
C’est pourquoi les vins naturels tirent leur épingle du jeu (ils n’ont plus ce goût de terre ou cette odeur d’étable :-). En plus, ils sont portés pour la plupart par des artisans vignerons. Il y a toute une philosophie de vie dans cette approche.
Mon idée est de me rapprocher justement de la philosophie des vins SAINS pour limiter au maximum l’ingestion de produits chimiques.
Pour les trouver, foncez vite chez votre caviste plutôt qu’en grande distribution. Sinon sur Internet via des sites comme https://www.vinscheznous.com/
Vivement que je puisse démarrer mon projet de jardin nourricier avec un micro-vignoble. Il faudra patienter quelques années pour boire les premières bouteilles mais c’est peut-être ça la Slow Life ? 🙂