
Cet article est un résumé sur les incroyables pouvoirs de l’iode. J’espère le plus pédagogique possible pour le néophyte que je suis. Il est basé sur les propos du Dr Vincent Reliquet que j’ai découvert dans cette vidéo youtube de « Biomécanique » que vous retrouverez en bas de la page.
L’iode : le nutriment oublié qui façonne notre cerveau et notre santé
Dans cette vidéo, le docteur Vincent Reliquet, médecin généraliste engagé dans une « médecine contestataire » et auteur de l’ouvrage Les Pouvoirs de l’iode, lève le voile sur une carence massive et pourtant ignorée par la médecine moderne. Cet article reprend les points clés de cet échange pour comprendre pourquoi ce simple atome est essentiel à notre intelligence, notre métabolisme et notre protection contre les maladies environnementales.
1. La fin de la médecine clinique et le mythe de la TSH
Le docteur Reliquet commence par un constat amer : la médecine actuelle a perdu son sens de l’observation clinique au profit de normes biologiques parfois trompeuses. Autrefois, dans les années 50, les endocrinologues prenaient le temps d’interroger longuement leurs patients pour déceler des symptômes de fatigue ou de frilosité. Aujourd’hui, un seul indicateur fait loi : la TSH (Thyroid Stimulating Hormone).
Pourtant, Reliquet affirme que les normes de la TSH en France sont trop élevées. Alors que les laboratoires acceptent des taux allant jusqu’à 4, il estime, avec d’autres experts, qu’un patient est probablement en hypothyroïdie fruste dès qu’il dépasse 1,5. « La TSH permet de ne pas réfléchir », regrette-t-il, car de nombreux patients présentent tous les signes de l’hypothyroïdie (fatigue matinale, perte de cheveux, peau sèche, constipation) alors que leur TSH est « normale » aux yeux du médecin.
2. L’iode : bien plus qu’une affaire de thyroïde
L’erreur fondamentale de la médecine moderne est de réduire l’iode au seul fonctionnement de la thyroïde. Le docteur Reliquet rappelle une vérité physiologique essentielle : l’iode est nécessaire à de nombreux autres organes.
- Le Cerveau : C’est le premier organe à avoir une « soif quasi inextinguible d’iode ».
- Les Organes Génitaux : Les seins, les ovaires et l’utérus sont de grands demandeurs. Une femme avec une forte poitrine a d’ailleurs des besoins en iode bien supérieurs.
- La Protection Cellulaire : En l’absence d’iode, les cellules fixent des éléments toxiques comme le fluor, le brome ou le chlore, ce qui augmente considérablement les risques de cancérisation, notamment le cancer du sein.
3. Pourquoi sommes-nous tous carencés ?
La carence en iode n’est pas une fatalité moderne, mais le résultat d’un processus géologique et sociétal. À l’origine, la Terre était recouverte par les océans. En sortant des eaux, les terres étaient gorgées d’iode, mais des millions d’années de pluies et d’alluvions ont lessivé les sols, renvoyant l’iode vers la mer.
Aujourd’hui, à moins de vivre sur le littoral et de bénéficier des entrées maritimes, l’apport naturel est quasi nul. Historiquement, cela a donné lieu au phénomène des « crétins des Alpes », ces enfants nés dans les montagnes qui présentaient un retard mental sévère et des malformations faute d’iode durant la grossesse. Le docteur Reliquet souligne que si l’on a réussi à éradiquer le goitre visible grâce au sel iodé dès le XIXe siècle, nous n’avons pas pour autant atteint une « pleine santé » iodée.
4. L’impact spectaculaire sur l’intelligence et le développement
Le lien entre iode et intelligence est direct. Reliquet cite une étude fascinante au Turkestan oriental où un médecin a iodé une rivière entière via un goutte-à-goutte de potassium. Cinq ans plus tard, le QI de la population et les taux de fécondité des humains comme des animaux avaient radicalement augmenté.
Pour le fœtus, l’iode est indispensable. Le cerveau a besoin d’iode pur pour son développement neurocognitif, indépendamment des hormones thyroïdiennes. Le docteur témoigne avoir observé chez les enfants de mères supplémentées durant la grossesse des niveaux intellectuels « absolument sidérants » dès l’âge de 3 ou 4 ans.
5. La physiologie complexe de la thyroïde : T4 vs T3
Le docteur Reliquet explique que la thyroïde produit principalement de la T4 (tétra-iodothyronine), qui n’est pas l’hormone active. Pour devenir fonctionnelle, elle doit perdre un atome d’iode et devenir de la T3 (tri-iodothyronine).
Ce processus de « désiodation » est complexe et nécessite de nombreux cofacteurs :
- De la vitamine D.
- Du fer et du magnésium.
- De la vitamine A et du sélénium.
C’est pourquoi donner simplement de la T4 synthétique (comme le Levothyrox) ne suffit pas toujours si le patient manque de ces nutriments ou s’il possède un génotype ancestral (comme le DIO2) qui l’empêche de convertir efficacement l’hormone.
6. Les ennemis de l’iode : Fluor, Brome et Chlore
Dans le tableau périodique des éléments (Mendéléiev), l’iode appartient à la famille des halogènes. Ils partagent des caractéristiques chimiques similaires, ce qui crée une compétition féroce pour les récepteurs cellulaires.
Si vous manquez d’iode, votre corps fixera :
- Le Fluor : Présent dans l’eau (aux États-Unis) et les dentifrices. Selon Reliquet, le fluor n’a aucun intérêt en physiologie humaine et peut se fixer sur l’encéphale des enfants à la place de l’iode.
- Le Brome : Utilisé comme retardateur de flamme. Les pompiers, par exemple, sont massivement intoxiqués au brome via leurs vêtements ignifugés, ce qui augmente leur risque de cancer du testicule.
- Le Chlore : Présent dans l’eau du robinet et les piscines.
« Plus on manque d’iode, plus on fixe les perturbateurs endocriniens », prévient le docteur.
7. Santé féminine : l’iode contre le cancer et le baby-blues
Les femmes sont les premières victimes de cette carence. Le tissu mammaire réclame de grandes quantités d’iode pour rester sain. En cas de manque, des kystes et des adénofibromes se forment, constituant des états précancéreux.
Le docteur Reliquet insiste également sur le post-partum. Le « baby-blues » serait souvent le signe d’une carence en iode aggravée par la grossesse, l’iode ayant été mobilisé pour le cerveau du bébé. Plutôt que des antidépresseurs (qui contiennent parfois du fluor ou du brome), il préconise un statut en iode impeccable pour protéger le moral de la mère et le QI de l’enfant.
8. Comment savoir si l’on manque d’iode ?
Le diagnostic ne peut pas se faire par une simple prise de sang. Le docteur Reliquet recommande une iodurie des 24 heures. Il s’agit de récolter toutes les urines d’une journée pour mesurer la quantité d’iode rejetée.
- Moins de 50 microgrammes : Grande souffrance cellulaire.
- Entre 50 et 100 microgrammes : Peu de symptômes visibles mais risque à long terme.
- Norme optimale : Bien au-delà des préconisations de l’OMS qui ne visaient qu’à éviter le goitre et non à assurer une pleine santé.
9. Les sources alimentaires et la surprise de la filière laitière
Idéalement, nous devrions consommer des algues fraîches (kelp, kombu), comme les populations d’Okinawa qui ont des taux d’iode très élevés. Cependant, pour ceux qui n’aiment pas les algues, il reste une source inattendue : les produits laitiers.
Pourquoi le lait contient-il de l’iode alors que les vaches broutent une herbe carencée ?
- On donne des compléments iodés aux vaches pour leur fécondité.
- On nettoie les mamelles avec de la Bétadine (produit iodé) avant la traite, et une partie passe dans le lait.
Le docteur alerte donc sur le danger des laits végétaux pour les enfants : sans supplémentation, ces enfants risquent de ne jamais développer correctement leur cerveau.
10. Le magnésium : l’autre pilier de la santé
Interrogé sur les autres carences majeures, le docteur Reliquet place le magnésium juste après l’iode. Environ 80 % de la population européenne en manquerait. Le magnésium est crucial pour le système neuropsychique, le sommeil et la prévention des cancers.
Comme pour l’iode, le dosage sanguin classique est peu fiable car 99 % du magnésium est stocké dans les os et les cellules. Il préconise souvent un test thérapeutique avec du bisglycinate de magnésium pour observer l’amélioration du moral et du sommeil.
11. Une vision critique de la santé publique : vaccins et terrain
Dans la dernière partie de l’entretien, le docteur Reliquet aborde des sujets plus controversés, notamment la vaccination pédiatrique. Il s’appuie sur les travaux de Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Selon lui, une immunité forte dépend avant tout d’un bon statut nutritionnel (vitamines, iode, magnésium).
Il exprime des inquiétudes sur l’utilisation de l’aluminium comme adjuvant et sur le manque d’études comparant la santé globale des enfants vaccinés par rapport aux non-vaccinés, citant des observations de mortalité accrue dans certains pays en développement après des campagnes de vaccination massive. Il appelle à une médecine plus individualisée, sur-mesure, plutôt qu’à une approche standardisée pour tous.
Conclusion : L’iode, une clé pour l’avenir ?
Pour conclure, le docteur Reliquet nous invite à observer le classement PISA, qui mesure le niveau des élèves de 15 ans. Les trois premiers pays (Singapour, Japon, Corée du Sud, etc.) sont de très gros consommateurs d’algues et d’iode, tandis que le niveau des enfants français ne cesse de dégringoler.
Prendre soin de son statut en iode n’est pas seulement une question de métabolisme ou de thyroïde ; c’est un geste fondamental pour préserver notre intelligence, notre clarté mentale et notre résistance face aux agressions chimiques de notre environnement moderne.